En quoi les Réseaux Sociaux d’entreprise peuvent-ils accroître la productivité ?

27 mars 2013

Le salon Documation est un évènement incontournable pour toutes personnes voulant se tenir au courant des tendances en matière de gestion de l’information. En parcourant le salon, mon attention s’est portée sur la forte présence lors d’une conférence concernant les Réseaux Sociaux d’entreprise. Curieux de l’engouement occasionné, j’ai donc décidé de m’y intéresser afin de comprendre l’intérêt suscité par cette thématique.

Le partage de connaissances est relativement limité au sein des communautés occidentales comme en atteste leur tendance certaine à prohiber la copie contrairement à d’autres communautés orientales notamment la Chine.

D’abord, il est possible de considérer que serait en cause nos modes de pensées et nos différences culturelles. L’individualisme est en effet bien plus connu de nos sociétés occidentales compte tenu de nos choix politiques et sociaux. Ensuite, c’est l’acception occidentale retenue de notion d’information qui porte en germe l’égoïsme chronique des collaborateurs : l’information est en effet considérée comme un bien non rival qui crée chez celui qui la détient la crainte permanente d’une perte de valeur.

Cependant il est important de souligner l’apparition de solutions : le « Knowledge Management », est une d’entre elles. La gestion des connaissances (Knowledge Management) est l’ensemble des initiatives, des méthodes et des techniques permettant de percevoir, d’identifier, d’analyser, d’organiser, de mémoriser, et de partager des connaissances entre les membres des organisations, en particulier les savoirs créés par l’entreprise elle-même ou acquis de l’extérieur en vue d’atteindre l’objectif fixé (source Wikipédia).

Ce concept a parfois bien du mal à s’intégrer au sein des entreprises, les réactions étant de toujours se référer aux supérieurs pour divulguer l’information. Aussi, cette volonté de favoriser la transmission de l’information ne s’applique qu’à la sphère privée de l’entreprise : entre collaborateurs. Il est bien entendu indispensable de garder une certaine réserve voir prohibition de la diffusion d’informations hors des murs de l’entreprise.

Cette conversion à la transmission parallèle de l’information ne pourra s’opérer que par une volonté réelle de changement. Il parait totalement ubuesque de penser que ce changement s’effectuera avec force. L’objectif principal pour débuter cette mutation ne s’opérera que par un changement des mentalités et convaincre chacun sur l’avantage qu’il pourra retirer à prendre part à cette évolution, et à ne pas en avoir peur.

Il est important de préciser que les outils ne sont pas les seules réponses à la transmission de l’information entre collaborateurs. Les échanges lors d’activités extra-entreprise ou au sein de la société facilitent les rapports entre salariés. Cependant la volonté de réglementer les pauses café (cigarette) de certaines sociétés en est un contre-exemple.

La conduite de ce changement au niveau de la transmission de l’information s’imbrique parfaitement dans une dynamique d’intelligence économique. Même si les efforts restent importants, les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’enjeu de cette évolution. Le concept RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) en est à ce titre encourageant. Et votre entreprise, ou en est-elle?

By Yohan DARIVON


Le patriotisme publicitaire avec le retour de la French Touch de Renault

16 mars 2013

Vous vous en souvenez peut être, en 2011, Renault et Opel s’étaient fait remarqué pour la bataille publicitaire par spot interposé, visant à promouvoir leur nouveau modèle tout en raillant son concurrent.

Le concept était simple. Renault avait repris à son compte les arguments avancés par les éléments pour les détourner et les mettre au profit de sa propre voiture. Opel avait répondu et une petite battle s’en était suivie.

Si le concept semble gentil et drôle, il cache véritablement une guerre marketing et publicitaire entre une voiture allemande.

Pour les fans, bonne nouvelle : Renault vient de clasher à nouveau la firme allemande.

Le losange français va plus loin en reprenant les stéréotypes nationaux des italiens, belges et anglais dans trois spots additionnels, que je trouve particulièrement drôle.

Les italiens :

Les belges

Les anglais

Mais la publicité est-elle virale ? Parce que c’est une forme de succès marketing que d’en parler, et notamment sur les réseaux sociaux.

Je l’ai aperçu il y a 7 jours et après avoir fait un sondage rapide autour de moi, de gens avertis d’automobile, fans de concept publicitaire original et/ou de concept « buzzant », personne ne connaissait cette publicité.

Un passage rapide sur le web pour confirmer que malgré le froid, le virus ne s’était pas encore propagé. Alors qu’avant-hier, je n’avais trouvé aucune trace de ce concept hormis sur 20 minutes, une recherche plus approfondie ce matin, fait ressortir plus de résultats. (Topsy)

Ce sont les twittos qui ont pris les devants mais on est loin du « allo quoi » dont tout le monde parle, ou de la place prise par la fin de Google Reader sur le réseau social de microblogging ».

Sur Youtube, les différentes vidéos ont été vues en moyenne 10 000 fois. Seule la version allemande affiche plus de 400 000 vues, ce qui commence à peser. Mais là encore, on est loin des publicités qui font vraiment le buzz.

Comme tout virus, elle est peut-être en période d’incubation ? Branchez-vos outils d’analyse de marques et de réputation, j’espère ne pas trop m’avancer en disant qu’on devrait bientôt en reparler.

Et vous, vous la connaissez?


Interview de Maitre Amaury de Saint Amand : les enjeux réels de la guerre des brevets!

14 janvier 2013

Je remercie infiniment Maître Amaury de Saint Amand pour le temps qu’il m’a accordé et pour les éclairages qu’il a pu apporter sur le thème de la « guerre des brevets », rendue particulièrement visible avec le conflit Apple/ Samsung durant l’année 2012 et sur l’utilité réelle des brevets.

La publicité autour du procès Apple/Samsung a été tellement importante, qu’elle a rendu publique les conflits portant sur les brevets ? Est-ce réellement un phénomène nouveau ?

–          Historiquement, le brevet a été considéré comme un outil utile au service de la protection de l’innovation, notamment sur le plan industriel. Cette prise de conscience a plus vite émergée aux Etats-Unis où les entreprises ont eu une politique de dépôt de brevets assez élaborée. En France, certaines  entreprises ont mis plus de temps à prendre en compte dans leur effort de développement la valeur immatérielle de la protection qu’offre le droit des brevets d’invention.

En pratique deux stratégies simples coexistent. La première vise à protéger toutes ses innovations, la seconde, à l’inverse, consiste à ne pas breveter ses innovations afin de mieux garantir le secret. Cette stratégie du « secret de fabrique» a été mise en œuvre avec brio par Coca-Cola, qui n’a jamais révélé les composants de la célèbre boisson.  Cependant, de nombreuses entreprises pratiquent la stratégie du non dépôt par méconnaissance de la procédure et de ses enjeux, que par réel choix stratégique.

Quelles sont les raisons qui poussent une entreprise à opter pour l’une ou l’autre des stratégies ?

–          Le dépôt d’un brevet à un coût (redevance annuelle) et c’est l’un des principaux freins pour les entreprises de taille plus modestes. Pour les grands groupes, la question se pose en termes un peu différents. Il s’agit de peser le risque si  l’innovation venait à être copiée. Dans le cas où aucune mesure de protection ne serait prise, l’entreprise pourrait tout perdre.

Dans certains secteurs, le cycle d’innovation étant court, les entreprises préfèrent protéger leur invention en déposant afin de garantir l’exploitation dudit brevet durant le nouveau cycle d’innovation (ex : les industries pharmaceutiques).

Ce sont d’ailleurs avec ces industries qu’une troisième stratégie est apparue. Elle consiste à déployer un très grand nombre de brevets sur des technologies qui n’auront pas forcément d’applications industrielles. C’est une perversion du système initial de brevet puisque l’objectif est à la fois de dissimuler la véritable innovation, mais également de bloquer la possibilité d’une utilisation par un tiers d’une technologie approchante. Cela peut totalement bloquer le processus d’innovation.

En parlant de détournement, suite aux procès que se livrent actuellement Apple/Samsung dans le monde, des analystes ont mis en avant que les groupes notamment dans l’IT, consacraient des budgets plus importants dans les conflits en propriété intellectuelle plutôt que pour innover ?

–          Le brevet a pour philosophie de récompenser un inventeur en lui attribuant un droit d’exploitation en contrepartie de la publication officielle de son invention. L’entreprise détient dès lors un actif immatériel, qui sera valorisée selon sa durée de protection. Le dépôt du brevet était donc caractéristique de la volonté novatrice d’une entreprise. Aujourd’hui, alors que le nombre de dépôts ne cesse de croître, on constate une augmentation de la protection basée sur des innovations mineures. Le conflit Apple/Samsung repose d’ailleurs sur ce type d’innovation. Aujourd’hui, un téléphone est composé de plus de 1000 brevets.

Les enjeux financiers sont donc très importants ?

–          Evidemment ! tant sur le plan de la protection que du licensing. L’entreprise y gagne aussi une forte publicité, notamment sur une technologie grand public. Dans le cas d’Apple, cela reste encore à prouver puisque de nombreuses critiques s’élèvent depuis contre la politique d’innovation d’Apple.

Mais cela va encore plus loin. Le brevet est utilisé pour donner une valeur à une économie régionale. Ici le conflit va plus loin que le simple conflit entre deux grandes sociétés. Il est le symbole de la guerre sur le segment des Smartphones, de la lutte active pour la domination de ce marché entre différentes nations (US /Corée) mais aussi différentes régions (Occident/Asie).  Il s’agit véritablement de déterminer qui détient le leadership sur le segment de la téléphonie et des Smartphones.

La victoire récente d’Apple dans le litige qui l’oppose aux Etats-Unis à Samsung et le montant des indemnisations va-t-elle modifier les stratégies des entreprises ? Va-t-on faire plus de procès ?

–          Pas forcément. Dans plus de 80% des cas, les procédures judiciaires  ne se poursuivent pas jusqu’à leur terme, les parties au procès décidant entre temps de signer entre elles une transaction mettant notamment fin à leur action. En effet, et particulièrement aux Etats-Unis où en présence d’un jury populaire par définition non spécialiste, la prédictibilité du résultat n’est pas garantie. Par ailleurs, l’engagement effectif d’un procès est une option qui peut ensuite avoir un fort impact sur la marge de négociation dans un litige de brevet.

Cependant, dans le cas du procès Apple/Samsung, les dommages et intérêts accordés sont exemplaires. Tous les conflits ne donneront pas des résultats aussi importants. Dans les différents litiges les opposant Apple et Samsung, mais aussi Google auraient sans doute intérêt à négocier, afin de ne pas subir le risque d’une décision insatisfaisante pour tous.

Il s’agit de deux entreprises américaines. L’issue du procès pourrait être moins avantageuse pour chacune des parties.   Là encore, dans le cas Apple/Samsung, le procès a eu lieu sur le sol américain, avec un jury populaire, peut-être plus patriotique, cela a eu un impact sur la décision, mais dans quelle mesure ?

–          Il est clairement plus difficile de jouer sur le terrain de l’adversaire. Pour preuve, le même procès en Angleterre a entrainé la victoire de Samsung.

Aux Etats-Unis, c’est effectivement d’autant plus le cas, puisque comme je le disais précédemment le jugement est rendu par un jury populaire.  Mais le procès n’est qu’une étape dans ce conflit. Les enjeux se situent en amont puisque le dépôt est validé dès lors que l’organisme en charge des brevets reconnait la pertinence de l’innovation que vous déposez. L’UPSTO, l’équivalent américain de l’INPI, est critiqué pour sa politique jugée parfois trop laxiste d’octroi de brevets. La phase d’opposition pour contester l’antériorité est particulièrement compliquée et difficile.

Faces aux enjeux financiers très importants, on voit se développer des pratiques parallèles et notamment le patent troll. A quoi ce terme fait-il référence ?

–          Le patent troll (ou NPE pour non-practicing entity) est généralement une entité sans autre activité économique que celle d’acheter ou de vendre des brevets. Il s’emploie à acquérir des brevets voire des portefeuilles de brevets afin de rançonner par la suite les entreprises qui ont des technologies similaires à celles couvertes par ces brevets.

Bien souvent, ces entreprises sont des fonds de pension, des fonds d’investissements n’ayant aucun lien avec les technologies brevetées.

Il s’agit là d’un business model à part entière.

Comme le brevet de blocage, il s’agit bien là aussi une perversion du système.

Devenu un enjeu plus marketing et financier, qu’industriel, le brevet a-t-il encore sa place ?

–          Oui, quoi qu’il en soit ! Grâce à la propriété intellectuelle, l’entreprise se dote d’actifs immatériels qui peuvent être utiles pour son développement, pour engager des discussions avec des banques, des investisseurs.

Il reste également outil intéressant pour se protéger des contrefacteurs.

 

Maitre Amaury Duflos de Saint Amand est avocat spécialisé en propriété intellectuelle, inscrit au barreau de Paris depuis 17ans.

Avant d’ouvrir son propre cabinet, il a travaillé auprès de cabinets parisiens spécialisés dans les questions de marques et de brevets, principalement dans les secteurs agro-alimentaire, pharmaceutique, technologique et mécanique.

Il intervient également comme médiateur dans le cadre des règlements amiable, mode de règlement alternatif aux différends.

Il est également docteur en droit et chargé d’enseignement à l’Université. 


Obama/Romney : les résultats en avant première

6 novembre 2012

Et si Google prédisait les élections :



En 2008, Obama avait passé l’année en tête des tendances de recherche sur Google Trends. Si McCain avait collé son adversaire en début d’année avant de le rejoindre durant l’été, il a craqué dans la dernière ligne droite. Le Pic le plus fort d’Obama étant lié à son élection le 4 Novembre 2008.

Depuis plusieurs semaines, les sondages se multiplient sur le sujet. En France, c’est presque un non sujet tellement l’élection d’Obama cette nuit pourrait être triomphale, si ce dernier se présentait chez nous. Mais qu’en est-il sur Google et sur les réseaux sociaux cette année ?

On le voit clairement sur le graphique ci-dessus, Romney était inconnu du grand public et Obama prenait toute la place, jusqu’en début d’année 2012, ou les choses se sont largement resserrées.

 

Si « l’électrogooglegramme » d’Obama est loin d’être plat. Romney le suit de très près (Graph 1) et l’élection pourrait bien être très serrée à en croire les 7 derniers jours (Graph 2). Difficile donc d’arriver à une conclusion décisive.

 

Qu’en est-il sur les autres réseaux sociaux?

Twitter a lancé il y a plusieurs semaines un outil d’analyse de la popularité de chaque candidat à la présidentielle et là par contre la photo finish est favorable au démocrate.

Cependant, comme l’indique le journal Libération, de nombreuses variations ont eu lieu. Obama qui a atteint les 74 points, est aujourd’hui à 66, alors que Romney actuellement à 56 n’a jamais réussi à dépasser les 64pts.

Une avance confirmée par Topsy. Le moteur de recherche en temps réel indique qu’au cours de la dernière heure, Obama a fait l’objet de 88 908 mentions contre 62730 pour son opposant.

Alors à 19.45, vu de France et par l’œil des réseaux sociaux, avantage Obama, après l’élection ne se fait pas sur Internet, du moins pas officiellement (Google personnalise uniquement les recherches d’Obama) ????

Et vous alors, croyez vous en la puissance prémonitoire des outils d’analyse web?


Théodule fait la sieste en toute confidentialité

7 septembre 2012

Comme nombre d’entre vous, notre ami Théodule, très occupé avant les vacances, n’a pas eu le temps de conclure un dossier important. Son boss lui avait pourtant demander de s’y atteler avant son départ. Dans le train du retour, il s’y met donc avec le plus grand sérieux, pour le plus grand plaisir de la société ChofDUR, dont un représentant réalise le même trajet.

Ah si seulement, il avait été plus vigilant :

–     Avec un filtre d’écran permettant d’éviter toute lecture « en biais » sur son PC, il aurait limité les indiscrétions.

–     Il aurait également pu opter pour les espaces entre les wagons, certes plus bruyants, mais  garant d’une meilleure confidentialité pour travailler.

Inutile de préciser que pour une fois son boss aurait certainement préféré qu’il profite du trajet pour regarder un film ou jouer au solitaire. Il lui aurait également conseillé de relire la dernière note de services «  consignes de protection de l’information lors des déplacements « . Elle a été réalisée par le département sécurité suite au vol d’un ordinateur dans un train, reprenant des recommandations diffusées par de nombreuses CCI.

 » Point 4 : « Ne parlez pas d’éléments stratégiques dans les files d’attentes, les salles des aéroports ou des gares ou dans n’importe quel lieu public (bars, restaurants, taxis, trains, avions…). Parlez de sujets neutres.  »

 » Point 5 : « Faites attention aux miroirs, et plus généralement à votre entourage lorsque vous vous déplacez. (Par exemple, l’étagère pour les bagages dans le train permet de voir un ordinateur positionné 1ou 2 rangs devant vous ).  »

Contrairement à Théodule, la concurrence ne s’assoupit jamais !!

PS : Depuis quelques semaines, Théodule qui vit de nombreuses aventures au bureau, participe activement au nouveau blog de RoduME : Notes de Bureau

 


L’intelligence économique défile aux JO

19 août 2012

« Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort ». La devise prend toute sa mesure quand on connait la rapidité d’Usain Bolt en Athlétisme ou de Florent Manaudou en Natation, la résistance des marathoniens ou des marcheurs, l’esprit d’équipe des sports collectifs, la précision des judokas Teddy Riner et Lucie Decosse. Et j’en passe.  Si l’olympisme se veut vecteur d’une image de paix, il est une guerre qui ne cesse pas pendant les JO, et dans laquelle l’intelligence économique a toute sa place.

Je ne vais pas revenir ici sur les méthodes discutées et discutables qui ont cours pour la désignation des villes, l’influence toujours plus forte des entreprises qui souhaitent profiter de cet évènement pour redorer leur image, je vais juste me concentrer sur ces athlètes, qui ont fait vibrer de nombreux spectateurs et téléspectateurs à travers le monde.

Patriotisme oblige, je me suis penchée sur deux évènements marquants de JO, où les ressorts de l’IE sont bel et bien présents.

Les français arrivent 7ème au tableau des médailles, respectant (à mon sens) leur rang, avec 11 titres en or. Pour autant, plusieurs réactions se sont fait entendre sur les résultats de certaines disciplines.

Le cyclisme français notamment, qui a développé une réelle capacité à finir second. Un vrai hommage à Poulidor. Les doutes émis sur les capacités des britanniques seront avérées ou non, là n’est pas l’essentiel. Elle tient dans ces deux phrases d’Isabelle Gautheron, directrice technique nationale du cyclisme français : « Il faut qu’on fasse de l’intelligence sportive pour savoir comment ils peuvent faire pour être si forts. » Belle idée !! « Ils cachent beaucoup leurs roues, celles des vélos utilisés en compétition sont cachées dans des housses dès l’arrivée« . Un secret de fabrication peut être ?

Ces critiques françaises ont été largement raillées outre-manche et par le premier des britanniques, qui ne s’est pas privé d’apporter un détail  important sur la réussite du cyclisme anglais. David Cameron a ainsi indiqué « Les Français doivent connaître le secret de nos roues puisque c’est vous-même qui les fabriquez ! » Je vous parlais de patriotisme, j’aurai mieux fait de me taire !!

Mais bon soyons rassurés, il y a des sports où l’on assure et où l’on semble préserver notre place de grande nation.  La perche notamment ! Après Quinon (1984) et Jean Galfione (1996), Renaud Lavillenie a atteint des sommets en dépassant 5,97 mètres. Les français se vantent presque d’être des performeurs dans le domaine et de ne former que des grands champions. Cocorico !! Attention cependant, le danger guette. En effet, troublant reportage que celui diffusé sur France TV mettant en image l’entrainement du futur champion olympique sous l’œil attentif des chinois, appareils photos à la main. Quand on connait leur capacité à imiter, puis dépasser d’autres nations dans différents domaines, il ne semble plus inenvisageable de voir un chinois s’élever prochainement sur le toit du monde ! Qu’on ne vienne pas se plaindre, on vous aura prévenu!!


La réputation d’une TPE ou l’effet papillon sur le web (Partie 2)

20 juin 2012

Voici la suite de l’article de Camille Blaiseresponsable du groupement des entrepreneurs Ensimag, qui donne ici quelques conseils aux TPE pour gérer leur réputation sur le web. Je vous invite à retrouver les différents conseils Web dédiés aux petites entreprises sur le site de Neocamino.

(Si vous avez raté le début, c’est ici)

Des conséquences identifiées et spécifiques pour une TPE

Décider de prendre en main la réputation de sa petite entreprise sur le web, c’est au moins éviter de pénibles phénomènes pour sa TPE … et au mieux, optimiser la marche de sa société. Sans faire une liste exhaustive, quelques illustrations pratiques de ce qui vous distinguera (en bien ou en mal) selon que vous aurez décidé de gérer ou non votre réputation sur internet pourraient être :

1) sans surveillance de votre présence en ligne :

  • un acte d’achat remis en cause parce qu’un commentaire mentionnant une mauvaise expérience n’a pas fait l’objet d’une réponse adéquate de votre part sur un site marchand ;
  • la perte d’un prospect venant d’un annuaire ou d’un comparateur parce que vos concurrents y occupent une place plus visible grâce à leurs contributions régulières par exemple ou à un nombre de votes élevés ;
  • l’échec d’une vente parce que vous n’avez pas répondu rapidement à un mail de demande d’informations ;

2) avec une stratégie de veille à l’égard de votre présence en ligne :

  • une amélioration de votre taux de conversion (un internaute sur votre dispositif en ligne effectue un achat, vous contacte ou réalise une action spécifique) dès que vous aurez identifié des commentaires ou avis de consommateurs, et que vous les afficherez sur les pages appropriées – ils metteront vos prospects en confiance en leur permettant de se projetter ;
  • une optimisation de votre référencement naturel (SEO) puisque vous serez capable d’ajouter des liens vers votre site dans vos réponses dans des forums, dans des commentaires d’articles ; parce que vous surveillerez que toutes vos images se chargent correctement, qu’aucune page de votre site ne mène vers une erreur ou parce que vous aurez à coeur de rédiger régulièrement du contenu riche et intéressant (article de blog, vidéo, reportage photos) ;
  • un renforcement de votre expertise et de votre crédibilité dans votre domaine grâce à une connaissance de l’actualité et à des contributions pertinentes ;
  • une meilleure fidélisation de vos clients parce qu’ils auront à chaque instant toutes les clés pour entrer en contact avec vous, connaître l’actualité de votre société et ce qu’elle est ;

Pour être irréprochable, 5 précepts lorsqu’on est une TPE

Sur internet, il faut aller vite …

Lorsqu’un élément apparaît sur internet, le pic de son audience a lieu dans les 24 à 48 heures. Il s’agit alors pour vous de réagir dans ce laps de temps pour qu’un maximum d’internautes puissent vous lire. De la même façon, lorsque vous recevez un mail, minimisez autant que faire se peut le temps de réponse !

Soyez transparent et identifiable !

Pour que les internautes sachent à qui ils ont affaire, vous devez indiquer clairement qui écrit un commentaire ou un article : qu’il s’agisse d’une situation à votre avantage (on vous complimente et vous remerciez) ou un tantinet moins agréable (on vous reproche quelque chose et vous vous expliquez), soyez très transparents et honnête.

Prenez soin de respecter les codes locaux

Lorsque vous vous adressez à des internautes, ayez le souci d’utiliser leur façon d’interagir – sans aller jusqu’à caricaturer votre message, il est bon d’observer les usages d’un groupe ou d’une personne pour favoriser l’échange.

Évitez la publicité brute de pommme !

Même s’il est difficile de ne pas succomber, préférez toujours la contribution en tant qu’expert à la publicité en tant que commerçant :).  Si cela vous semble tout de même naturel, demandez l’autorisation à la personne qui administre l’espace dans lequel vous intervenez.

“Tournez 7 fois votre doigts avant de taper sur votre clavier”

La durée de vie de ce que vous postez sur Internet, qu’il s’agisse d’une photo, d’une vidéo, d’un texte, d’un commentaire ou quoi que ce soit, est potentiellement … infinie ! Prenez bien garde à ne contribuer que dans la mesure où vous pourrez continuer à assumer la teneur de votre propos.

Pour conclure, lorsque l’on souhaite prendre en main la e-réputation de son entreprise, il s’agit d’écouter ce qui se dit, d’analyser ce qui a de l’intérêt dans votre cas et de déterminer où votre attention et votre action doivent se porter. “Prudence et petits pas” aurait dit ma grand-mère !